Salon Patrimoine et Chemins

Livre d'or

Par MHA

Bonjour, je viens de visionner le reportage sur Lamanon et les grottes de CALES - je me suis rendue à plusieurs reprises sur ce site qui absolument ma [Suite...]

Livre d'or
Apercu Forum
Statistiques

31 membres inscrits

Dernier membre:
Gaëtan

Plus de stats
Image aléatoire
Galerie
En ligne
7 Visiteurs, 0 Membre, 0 Modérateur, 0 Administrateur utilisateurs en ligne.


7 utilisateurs en ligne
Total : 7
Mini sondage
Comment trouvez-vous notre site ?










Résultats
Discussion

papou: Bonjour LVB
Une bonne nouvelle. La fontaine exhumée lors du chantier de l'école de la Présentation et du square Jean XXIII n'a pas disparu. Nous en avons retrouvé les différents éléments remisés au service des espaces verts de la commune. Il serait bien évidemment souhaitable qu'elle soit restaurée, remontée et replacée près du lieu où elle a été découverte. Nous allons prochainement en faire la demande auprès des services compétents.
Les nouvelles sont moins bonnes concernant la statue de la vierge colorée à l'angle des rues Kennedy et Théodore Jourdan. Je vous invite à lire l'article de la page 6 de notre dernier bulletin "Pas à Pas" paru en début de ce mois.
J'espère avoir répondu, tardivement il est vrai, à votre demande. Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire à laquelle je puisse répondre.
Cordialement
YD

LvB: Toujours sans nouvelle satisfaisante de cette pauvre fontaine exhumée lors des travaux sur le square Jean XXIII . Pourtant le sujet est indiqué comme traité dans le dernier CR de l'AG en page 3, sous la référence "Chantier de la présentation"... Patrimine disparu, probablement, tout comme la statue colorée de la Vierge qui se trouvait au dessus du magasin "Audition Conseil", rue des frères Kennedy....

papou: Bonjour zeugma
Bien évidemment notre association est intéressée par ces anciens statuts de notre cité. Ce sujet à toute sa place parmi nos activités et il serait très intéressant que nous puissions nous rencontrer afin d'en discuter.
Vous pouvez nous joindre à notre adresse salon.patrimoine.chemins@gmail.com ou par télephone 06 11 57 63 81
Dans l'attente de vous rencontrer
Cordialement
Y. Deroubaix président de SPC

zeugma7663: Bonjour
Je me suis lancé dans la numérisation en plein texte des statuts municipaux de Salon (1293; texte latin plus traduction en français de Louis Gimon) et je me demandais si cela peut s'intégrer aux activités de Salon Patrimoine.

papou: Bonjour LvB
Nous avons bien noté votre souhait d'obtenir quelques informations concernant le devenir de la vasque découverte à l’occasion du chantier de la Présentation. Votre demande a été transmise au responsable de ce dossier. Nous vous tiendrons informé dès réception de la réponse.
Cordialement
YD

LvB: Où en est on de la sauvegarde de la fontaine exhumée lors des travaux de la Présentation? En principe, cela a été présenté en AG mais je ne pouvais y être... et rien dans le CR...

menelas: Bonjour,
Nous venons nous inscrire à la sortie du 17 février au castrum de Montpaon.

André et Marie- Claude ESTUBLIER

ALAIN: Je suis intéressé par la visite guidée de la dernière exposition sur la première guerre mondiale.
Amitiés
Alain YTIER

pmarchesseau: Pouvons nous devenir amis que je vous promotionne sur mes pages de provence. Ze chef Provence, Ze chef Ze chef provence côte d'Azur, zechef Bouches du rhône. merci à vous.

pmarchesseau: Bonjour, je suis le petit fils de thadée Marius Antonin. je viens de m'inscrire et de m'abonner à votre page internet. je recherche des documents sur mon grand père. Pouvons nous nous rencontrer.

louison: Bonjour et merci pour votre réponse.
cordialement.
mf.matillon

papou: Bonjour Louison
Merci de l’intérêt que vous portez au "bacino". Vous pouvez retrouver l'article de Marc Brocard paru dans le N° 7 de notre bulletin associatif "Pas à Pas" paru en mars 2016. à l'adresse ci après http://salonpatrimoineetchemins.fr/upload/pasapas7.pdf
ou en vous rendant sur le site, colonne de gauche, menu, bulletin Pas à Pas, Pas à Pas N°7, page 3.
Si vous avez des difficultés, vous pouvez m'appeler sur le N° de l'association.
Cordialement
Yves Deroubaix

louison: Bonsoir,
le bacino : qui peut m'indiquer l'article du site qui parle de cet objet ?

louison: Bonjour ,
j'aimerais m'inscrire pour la visite du 11/01 et pour celle du 01/03/2017.
mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
cordialement.
mf.matillon

ALAIN: Je serais présent pour la visite de l'exposition au château le 11 janvier.
Alain YTIER

Visiteur: BRAVO ! pour la sortie des scolaires i
Faire découvrir ce patrimoine aux enfants c'est magnifique...
Félicitations à Christiane et Pierrick
MYA

Visiteur: Bravo pur les photos de Barbegal
MYa

KIKI: La loco présentée est un des deux seuls modèles qui circulaient sur cette ligne Salon-Fontvieille, un loco type 030 (l'autre était une type 020)...

Visiteur: Pourquoi mettre la photo d'une locomotive alors qu'il s'agit de la REMISE de la locomotive ?

Hugues: Merci d'avoir mis sur pied votre ASSO.
Hugues

papou: Bonsoir JP. Je viens de voir que la mention "poster un commentaire" est apparue sur la page en haut, à gauche de "outils". Il ne reste plus qu'à attendre les commentaires. merci YD


Rafraichir

Archives
 
tradition de Noel selon Frédéric Mistral
 

EXTRAIT DE

« MEMÒRI E RACONTE »
de FRÉDÉRIC MISTRAL





Fidèu is us ancian, ah ! pèr moun paire, la majo fèsto èro la vèio de Nouvè. Aquéu jour, de bono ouro, li bouié desjougnien. Ma maireié dounavo, en chascun, dins uno servieto, uno bello fougasso à l’òli, uno roundello de nougat, uno jounchado de figo seco, un froumajoun, un àpi, em’uno fiolo de vin kiue. E, quau d’eici e quau d’eila, tout acò gratavo camin, pèr ana « pausa cacho-fiò », dins sis endré, à sis oustaou. Au mas noun demouravo que li pàuri marrit qu’avien ges de famiho ; e meme, de parènt, quauque vièi jouvenome, arribavon de fes, au toumba de la niue, en disènt : « Boni festo ! venian pausa, cousin, cacho-fiò ‘me vous-autre »




Fidèle aux anciens usages, pour mon père, la grande fête, c’était la veillée de Noël. Ce jour-là, les laboureurs dételaient de bonne heure ; ma mère leur donnait à chacun, dans une serviette, une belle galette à l’huile, une rouelle de nougat, une jointée de figues sèches, un fromage du troupeau, une salade de céleri et une bouteille de vin cuit. Et qui de-ci et qui de-là, les serviteurs s’en allaient, pour «poser la bûche au feu », dans leur pays et dans leur maison. Au mas ne demeuraient que quelques pauvres hère qui n’avaient pas de famille ; et, parfois, des parents, quelque vieux garçon arrivaient à la nuit, en disant :

«Bonnes fêtes ! Nous venons poser, cousins, la bûche au feu, avec vous autres.»




LOU CACHO FIÒ





Tóuti ensèn anavian querre, jouious, lou cacho-fiò que falié que fuguèsse, sèmpre, un aubre fruchau. L’adusian dins lou mas, tóuti arrengueira, lou plus einat d’un bout, iéu lou cago-nis de l’autre ; tres cop ié fasian faire lou tour de la cousino ; pièi, arriba davans la lar o paiasso dóu fiò, soulenamen moun paire i’escampavo dessus un vèire de vin kieu, en disènt :



[color=maroon]

Alègre ! Alègre !
Mi bèus enfant, Diéu nous alègre !
Emé Calèndo tout vèn bèn …
Diéu nous fague la gràci de vèire l’an que vèn,
E se noun sian pas mai, que noun fugen pas mens !



E tóuti cridavian : Alègre ! Alègre ! Alègre !
E’m’acò se pausavo l’aubre sus li cafiò e, tant lèu resplendènto partié la regalido :

Cacho-fiò
Bouto fiò
Disié moun paire en se signant, e tóuti nous metian à taulo.




Tous ensemble, nous allions joyeusement chercher la «bûche de Noël», qui -c’était la tradition- devait être un arbre fruitier. Nous l’apportions dans le Mas, tous en file, le plus âgé la tenant d’un bout, moi, le dernier né, de l’autre ; trois fois nous lui faisions faire le tour de la cuisine ; mon père solennellement, répandait sur la bûche un verre de vin cuit, en disant :



Allégresse ! Allégresse !
Mes beaux enfants, que Dieu nous comble d’allégresse !
Avec Noêl, tout vient bien :
Dieu nous fasse la grâce de voir l’année prochaine.
Et, sinon plus nombreux, puissions-nous n’y pas être moins.


Et, nous écriant tous : "Allégresse ! Allégresse ! Allégresse", on posait l’arbre sur les landiers et, dès que s’élançait le premier jet de flamme :


"A la bûche ! Boute feu !"



disait mon père en se signant. Et tous, nous nous mettions à table.


LA TAULO SANTO





Oh ! la taulo santo, veritablamen santo, emé, tout à l’entour, la famiho coumplèto, pacifico e urouso ! En liogo dóu calèu, pendoulant de la moco, que, dins lou courrènt de l’an, menut, nous fasié lume, aquèu jour, sus la taulo, brihavon tres candèlo… E lou mou, se viravo, pèr cop, de-vers quaucun, acò’ro uno marrido marco. Dins chasque bout, dins un sietoun, verdoulejavo un bruei de blad que, lou jou de santo Barbo, s’èro mes greia dins l’aigo. Sus la triplo touaio blanco pareissien, à-de-rèng, li plat sacramentau :

Li cacalauso, que chascun, em’un long clavèu nòu, tiravo dóu cruvèu ; la merlusso fregido, lou muge emé d’óulivo, la cardo, li cardoun, l’àpi à la pebrado, segui d’uno sequèlo de privadié requisto, coume fougasso à l’òli, passariho, nougat, poumo de paradis ; e, au-dessus de tout, lou gros pan calendau - que noun s’entamenavo qu’après n’avé douna, religiousamen, un quart au proumié paure que passavo.



LA SAINTE TABLE



Oh ! la sainte tablée, sainte réellement, avec, tout à l’entour, la famille complète, pacifique et heureuse. A la place du caleil, suspendu à un roseau, qui, dans le courant de l’année, nous éclairait de son lumignon, ce jour-là, sur la table, trois chandelles brillaient ; et si, parfois, la mèche tournait devers quelqu’un, c’était de mauvais augure. A chaque bout, dans une assiette, verdoyait du blé en herbe, qu’on avait mis germer dans l’eau le jour de la Sainte Barbe. Sur la triple nappe blanche, tour à tour apparaissaient les plats sacramentels :

les escargots, qu’avec un long clou neuf chacun tirait de la coquille ; la morue frite et le muge aux olives, le cardon, le scolyme, le céleri à la poivrade, suivis d’un tas de friandises réservées pour ce jour là, comme : fouaces à l’huile, raisins secs, nougat d’amandes, pommes de paradis ; puis, au-dessus de tout, le grand pain calendal, que l’on n’entamait jamais qu’après en avoir donné, religieusement, un quart au premier pauvre qui passait.



 
Cette page a été consultée 1356 fois