consuls de salon
LES CONSULS DE SALON
1541 d' Isnard Pierre (premier consul)
1552 d'Isnard Mathias (premier consul)
1557 d'Isnard Jean (premier consul)
1562 d'Isnard Mathias (premier consul)
1569 d'Isnard Mathias (premier consul)
1581 d'Isnard Jean II (premier consul)
1584 d'Isnard Jean II (premier consul)
1589 d'Isnard Jean II (premier consul)
1598 César de Nostradamus (premier consul)
1602 d'Isnard Balthazard (premier consul)
1609 d'Isnard Mathias II (premier consul)
1614 César de Nostradamus (premier consul)
1618 d'Isnard Mathias II (premier consul)
1620 d'Isnard Jean II (premier consul)
1622 d'Isnard Louis IV (premier consul)
1624 d'Isnard Mathias II (premier consul)
1627 d'Isnard Jean II (premier consul)
1630 d'Isnard Mathias II (premier consul)
1634 d'Isnard Louis IV (premier consul)
1637 d'Isnard Jean II (premier consul)
1646 d'Isnard Laurent III (premier consul)
1668 d'Isnard Mathias III (premier consul)
1671 d'Isnard Paris (premier consul)
1698 d'Isnard Louis V (premier consul)
1704 d'Isnard Louis V (premier consul)
1710 d'Isnard Louis V (premier consul)
1713 de Suffren Paul (premier consul) père du Bailli de Suffren de Saint Tropez
1714 d'Isnard Louis V (premier consul)
1715 d'Isnard Louis V (premier consul)
1721 d'Isnard Louis V (premier consul)
1784 De Lamanon Paul Robert(premier consul)
Une définition dans le midi:
Sous l'Ancien Régime, le consulat est un mode de gouvernement qui régit, notamment dans le sud de l'actuel territoire français, des villes ou territoires s'administrant de manière autonome par rapport au seigneur (justice, fiscalité, défense, police...)[1]. Il a pu être établi, soit de façon très ancienne, immémoriale, soit dans le cadre d'une charte de franchise. La Révolution a globalement entamé beaucoup de ces exemptions et particularismes. Le fonctionnement est proche des Bonnes Villes qui, elles, ont par contre une tutelle financière et administrative supérieure.
Origines du terme, acception au Moyen Âge
La tradition de liberté du droit romain associée aux régimes seigneuriaux moins rigoureux du Midi permettent de les distinguer nettement des communes du Nord (qui élisaient des maires et des échevins) ou du sud-ouest (qui élisaient des jurats), et des bonnes villes [2].
Les agglomérations ayant un consulat peuvent prendre le nom de ville ou de cité. Elles peuvent être très importantes et très anciennes, comme Toulouse (où les consuls ont pris le nom de capitouls) et Montpellier (où les consuls ont pris le nom de Barons de Caravètes), ou très petites.
Elles sont toujours pourvues d'un marché, et très souvent de foires. Les limites territoriales de ces consulats englobent toujours des pâturages, hameaux et terres agricoles associées, domaines agricoles consulaires. Ces communautés sont toujours tenues d'organiser la protection permanente des autorités auxquelles elles sont soumises lors de leur passage, ou protection d'honneurs, c'est le devoir-droit de Cavalcade.
Fonctions
La fonction de consul renvoie à un mandat plus ou moins important.
Dans les moyennes et grandes villes, le consul exerçait souvent collégialement une fonction d'administration. Il s'occupait de la police des rues, des places, des approvisionnements, des marchés, des métiers, des permis de construire, des poids et mesures, de l'entretien des murs, des portes, des bâtiments, et des places publiques. Il possédait un sceau, une caisse (impôt de la cosse), et le droit de lever une taxe sur certaines denrées entrant dans la ville, de percevoir des loyers pour la concession de biens ou de droits appartenant à la commune.
Le consulat avait un fonctionnement qui a été repris par les municipalités, avec conseils se tenant régulièrement et publiquement, journal des ordres du jour et des délibérations, décisions prises au vote, budget.
Dans les petites villes et villages, le consul au XVIIIe siècle exerçait une charge exclusivement fiscale : il collectait et reversait la taille.
Organisation des mandats
Eligibilité
Le consul étant solidaire de la perception de l'impôt, devait pouvoir répondre sur ses biens propres de la perception de l'impôt. C'est pourquoi seuls les propriétaires fonciers, généralement nobles et bourgeois notables), étaient éligibles
Scrutins
L'élection à deux degrés sollicitait le suffrage des chefs de famille (ou de feu) et les chefs des métiers, y compris les femmes lorsqu'elles étaient veuves ou marchandes publiques en leur nom propre. Les électeurs formaient plusieurs collèges selon les différents états ou professions de la ville. D'autres consuls représentaient un quartier. La durée du mandat des consuls était généralement d'un an.
La fonction municipale possède un grand prestige, régulièrement mis en scène par ses membres. Lors des fêtes nationales (naissance et mariage royaux), lors des entrées royales, lors des fêtes locales, le consulat se bat pour être en tête de cortège et pour recevoir places et privilèges dus à sa fonction. Lors des cérémonies, le consulat se déplace entouré d'une garde d'arquebusiers.
Par ailleurs, à l'époque moderne, le costume des membres du consulat est règlementé et fourni par la ville. Il comprend trois robes :
une noire, pour les sessions au tribunal de la conservation,
une en damas violet, pour les fêtes et cérémonies,
une autre noire, pour la sortie de charge et les services funèbres ultérieurs.
Pour chaque robe, on distingue une tenue d'été et une tenue d'hiver. Le costume dispose aussi d'un couvre-chef : une toque en velours noir, si le titulaire n'est pas gradué en droit, ou un bonnet carré, s'il l'est.
page du 5 février 2026. Gilles Rigole
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