Quartier Farreyroux

LE QUARTIER FARREYROUX


C'est traditionnellement le quartier "résidentiel" de la vieille ville, situé au nord, et qui a pris le nom de la porte qui le fermait (remplacée au XVIIe siècle par l'Horloge). C'est là où résidaient tous les notables. En 1552, on y trouvait Palamède Marc, les nobles Mathieu Isnard, Bérenger Roux, Bérenger Gaudin, le viguier (officier de l'archevêque), deux familles de notaires, sans oublier l'illustre Michel de Nostredame. L'axe principal est la rue Farreyroux (actuelle rue de l'Horloge), on n'y retrouve pas ou peu de traces du XVIe siècle. En effet, cette rue a subi de graves dégâts, lors du séisme de 1909, la partie gauche des façades (lorsque l'on monte la rue, à partir de l'horloge) a été entièrement refaite, ce qui a permis d'élargir cette petite artère qui est aujourd'hui (depuis la réhabilitation du quartier) le cœur commerçant de la vieille ville. Elle se terminait autrefois, par un carrefour de petites rues qui, les unes menaient vers l'église St Michel et le Bourg Neuf, les autres vers la juiverie et le château.
Aujourd'hui, la plupart de ses petites rues ont disparu, reste "la place vieille" (actuelle place des anciennes halles), appelée ainsi pour l'opposer à "la place neuve"de la Juiverie. On a aussi dénommé cette place, place Nostradamus (qui habitait tout près) ou place de la poissonnerie, pour évoquer la vocation première du site, réservé depuis le XVIe siècle aux poissonneries et
aux boucheries affermées (comme les fours) avec l'une réservée au mouton, l'autre au bœuf. Pour retrouver la splendeur passée du quartier, il faut se faufiler dans une impasse, au fond de la place à gauche, et là on peut apercevoir de fines fenêtres à meneaux et à croisillons, datant probablement du XVIe siècle. C'est tout ce qui reste d'une maison apparemment occupée par un notable. Devant la place se dresse la statue de Nostradamus, celle réalisée par Bouché en 1966 et placée alors au carrefour de l'Arceau, jusqu'à ce qu'un camion la renverse. Longtemps laissée à l'abandon dans un garage municipal, elle a été restaurée et installée en 1999, sur la place, pour signaler la maison du célèbre astrologue. Cette statue, assez figurative, a toujours eu davantage la faveur des Salonais que la sculpture actuelle de l'Arceau, toujours de Bouché mais plus tardive et de conception plus "abstraite".
La rue Nostradamus (où se trouve la maison-musée du même nom) part de la place et va déboucher sur la rue Beauvezet qui, elle part du bas de la rue de l'Horloge. Cette rue porte le nom d'une famille noble, dont le membre le plus connu est pierre Roux de Beauvezet, viguier en 1560, accusé de sympathie pour les protestants. Pendant la révolte des Cabans, il dut abandonner ses fonctions, après avoir été désavoué par l'archevêque. Les Beauvezet avaient leur hôtel, dans cette rue, côté jardin, l'autre côté devant donner sur le cours de la Douve (actuel cours Victor Hugo). Façade et porte d'entrée ont disparu, seules subsistent, derrière des murs anonymes, la cour intérieure et sa fontaine, bel exemple d'architecture du XVIIe siècle!
La rue Tronc de Codolet part de la rue du Bourg-Neuf (en continuation de la rue Nostradamus) pour rejoindre le cours Victor Hugo, elle porte le nom de Palamède Tronc de Codolet, poète et dramaturge provençal (1656-1722).

Texte de Magali Allégre Vialaron


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Page Actualisée le 7 mars 2026. Gilles Rigole