Quartier Bourg Neuf Bastonenq

Un quartier en partie conservé : le quartier Bourg Neuf- Bastonenq

C'était, au XVIe siècle, le quartier le plus commerçant de la ville.
La rue du Bourg-Neuf doit son nom à la porte qui la ferme et à la première extension de la vieille ville.
Outre la fameuse Vierge Noire que les femmes enceintes venaient prier, on trouve dans cette rue deux beaux hôtels particuliers d’ anciennes familles nobles salonaises.Le premier, juste après la tour, à droite, est l’hôtel des Perrinet, probablement construit au XVIem siècle et complètement remanié au XVIIIem siècle.
Un peu plus loin, c'est l'Hôtel des Suffren, construit par Laurent de Suffren, cousin du Bailli, de 1738 à 1780, dans un style classique et sobre.
A gauche, à l'intérieur des services municipaux, des courettes et des fenêtres à meneaux laissent deviner d'anciennes maisons bourgeoises des XVem et XVIem siècles.
Au milieu de la rue du Bourg-Neuf, sur la place de la Révolution, dénommée ainsi lors de la Troisième République (1889), trône une fontaine à l'effigie de Marianne qui, en ces temps d'anticléricalisme forcené, surveillait de près l'église St Michel.
De cette place partent deux rues : la rue du Four Bourg-Neuf à droite et la rue Bastonenq à gauche. La rue du Four Bourg-Neuf fait allusion au four"banal" que possédait chaque quartier pour cuire le pain. Ces fours étaient en nombre limité et "affermés", une redevance devant être versée, au départ au seigneur-archevêque, ensuite aux consuls.
En 1791, les "banalités"seront supprimées par la Révolution, chacun ayant alors la liberté de faire cuire son pain.
De l'autre côté, la rue Bastonenq porte le nom de la famille des Baston, une des plus anciennes familles salonaises. Les chevaliers Guillaume et Jacques Baston ont rédigé avec l'archevêque Rostang de Cabre les premiers statuts municipaux de Salon, en 1293.
On peut voir encore aujourd'hui quelques vestiges des belles maisons bourgeoises qui, autrefois, bordaient cette rue, amputée de moitié, lors des démolitions du quartier de la Juiverie.
La rue du Bourg-Neuf se terminait par la place de la Loge. Cette place, située entre le château et l'église St Michel était très passante et avait de nombreux commerces. Elle doit son nom à la cour de justice qui s'y était installée au XIIIem siècle. Elle y restera jusqu'à ce qu'on la transfère, au XVIlem siècle près du château.
Aujourd'hui, cette place a disparu, tout comme la rue de la Claustre, soit de la « clôture » qui longeait l'église St Michel. Le parvis de l'église ayant été dégagé, on crée la place St Michel en 1984.
De ce temps, il reste quelques maisons, dont une, récemment restaurée, porte un blason orné d'un angelot. Mais les petits immeubles, construits dans les années 1980, n'ont jamais réussi à remplacer l’ambiance de ce quartier.

Magali Vialaron Allègre.





Actualisée le 7 mars 2026. Gilles Rigole