LES MOULINS SUR LE CANAL DE CRAPONNE
En avril 1559, Adam de Craponne réussit à rejoindre l'eau de la Durance à la ville de "Sallon".
Les meuniers, qui avaient signé leur contrat avant travaux et fait des avances conséquentes, peuvent bâtir leur moulin.
Ils trouvent une force qui les délivre de la pénibilité des moulins à sang du centre ville, ainsi du
moulin d'Isnard.
Adam de Craponne permet à sa famille d'inaugurer un moulin à quatre tournants (équipé de quatre roues) qui existe encore de nos jours et qui a été longtemps le siège de l'
Oeuvre Générale de Craponne
Afin d’amener l’eau au moulin, des minotiers, des oléiculteurs et des artisans, il faut construire pour chaque utilisateur un
béal ou un bief.
C'est une dérivation du canal principal qui permet de faire tourner la où les roues du moulin.
En plus des moulins à blé ou à huile, Il existe aussi des moulins à paroir*, pour le cardage des draps et ceux qui permettent de travailler la soie.
Au début du XVII
e siècle, une vingtaine de moulins fonctionnent sur toute la longueur du canal ou de ses ramifications.
ils vont bénéficier d’une rentabilité immédiate. (source
Monique Lacroix)
*
Le village de Paradou dans sa forme la plus ancienne est Paladol, attestée vers 1177, ce toponyme provient du provençal parador (« paradou » en norme mistralienne) qui désignait un moulin à foulon pour l'industrie drapière.
Actualisée le 15 février 2026. Gilles Rigole