lavoirs de salon historique

HISTORIQUE DES LAVOIRS DE SALON


LES LAVOIRS DE SALON
Par Myriam Mayol dans le "Pas à Pas 7 et 8"


Malheureusement disparus pour la plupart, il n’en reste qu’un, celui du quartier Trez Castel je vais essayer de les faire revivre pour vous. A la fin du XVIIIème siècle et surtout au XIXème, chaque quartier avait son lavoir public. Guy Bonvicini m’a permis d’accéder à des documents aux archives municipales : nous allons essayer de retrouver ces petits édifices qui faisaient partie de notre patrimoine.
Dès le milieu du XIXème siècle plusieurs lavoirs publics sont construits en ville et sont alimentés par les différentes sources qui coulent dans Salon.


LAVOIRS DE L'AVENUE PASTEUR

LAVOIR DE LA FERRAGE

LAVOIR DES BRESSONS

LAVOIR PLACE GAMBETTA

LAVOIRS DU QUARTIER DE LURIAN

LAVOIR HORS DE LA PORTE D’AVIGNON (Boulevard David)

LAVOIR DU PORTAIL COUCOU

D’autres lavoirs publics se situaient dans le centre ancien : celui de la COUR de LAMANON, le lavoir de la PLACE TROUSSIER. Ceux-ci ont disparu lors des grands travaux de destructions massives des années 1960-70.
En guise de conclusion je vais encore revenir sur le rapport d’inspection qui se termine par des constatations générales sur tous les lavoirs salonais : " Ces lavoirs dans leur situation actuelle, sont un danger public … Les laveuses de notre ville exigent l’assurance de pouvoir désormais laver leur linge dans une eau propre et non dans un vrai PURIN ( !) tel que le cas a été constaté pour les lavoirs alimentés par les grilles des bassins des fontaines cour Lamanon et place Troussier.
Certains sans respect de la salubrité publique, lavent des légumes, poissons ou autres dans les bassins souillant ainsi les eaux du lavoir. Les bouches d’écoulement des lavoirs ne doivent pas être utilisées comme bouche d’égout. Etat actuel des lavoirs : Les pierres qui servent à laver sont pour la plupart crevassées et très rugueuses …le linge est déchiré. Il faut que les lavoirs soient nettoyés !!!"
J’imagine le spectacle de ces femmes à genou dans leur caisse, trempées jusqu’aux os, le cube de savon à la main, ou le battoir, un drap imprégné d’eau glacée et sale ( !) ça devait peser… et tenant un parapluie … moi j’aime ma machine à laver le linge, je l’adore !!!


Adaptation par Gilles Rigole le 8 décembre 2025