lavoir hors la porte avignon

LE LAVOIR DU PONT D'AVIGNON


LE LAVOIR DU BOULEVARD DAVID dit « HORS LA PORTE D’AVIGNON »

Le Lavoir du Boulevard David, au moment de sa construction s’appelait Lavoir Hors la porte d’Avignon.
Le 29 août 1853 établissement par Teissier, architecte de la ville, d’un lavoir à la porte d’Avignon sous la muraille du jardin des Mineurs. C'est une bâtisse en moellons de 3 murs: pierres de taille du pays pour la fondation, les angles et les piles, pierres de taille du plan d’Estel pour les bassins, les rafraichissoirs et les deux bornes-fontaines, pavage en cailloux du pourtour des bassins. Ce lavoir s’est effondré en décembre 1909, une conséquence du tremblement de terre du du 11 juin 1909, ce qui provoqua la mort d’une lavandière, Madame Faure, la seule victime du séisme. Le lavoir a été au trois quarts démoli par la chute du mur de soutènement de la cour des W.C. de l’école de garçons du boulevard David. La reconstruction s’effectuera en 1910 (archives IM 27/5)
Les frères Gounelles demandent l’autorisation de profiter des eaux du lavoir pour l’usage de leur fabrique de savon. Tanneurs, ils utilisaient déjà les eaux d’écoulement de ce lavoir en 1854.
Aujourd’hui il est complètement caché par un mur peu esthétique et il ne doit pas rester grand chose de ses bassins.
En 1910 une décision de construire un nouveau lavoir au Pont d’Avignon à l‘intersection des chemins vicinaux d’Eyguières et d’Avignon. Il devait être édifié selon les plans du lavoir du boulevard David, les piliers sont en pierre de taille, la couverture en tuiles creuses. Mais des modifications ont été faites et on remarque que, sur la carte postale de Louis Astier, les piliers sont en bois et les tuiles sont plates. Ce lavoir était alimenté par une prise d’eau sur la conduite des Aubes et les eaux usées s ‘écoulaient dans le Vabre du Talagard.
Une autre carte postale montre à cet endroit un lavoir non protégé, où les femmes devaient travailler à genou: on remarque deux caisses à laver. Situé un peu en hauteur par rapport au canal et au vabre, il était composé de deux bassins : celui de droite destiné au savonnage, brossage, " battage " du linge, l’autre, avec arrivée d’eau propre, le rafraichissoir pour le rinçage. A noter également la fontaine située au dessus, entre les arbres.


rédaction de Myriam Mayol dans le pas à pas N° 7
remis en forme le 7 décembre 2025 par Gilles Rigole